La restauration du patrimoine : un secteur d’avenir

Deux pépites manchoises ont ouvert leurs portes à Fibois Normandie le jeudi 24 septembre : les ateliers Aubert-Labensat et le chantier de réfection du Haras national de Saint-Lô.

Une ligne directrice reliait ces deux visites : la restauration d’un patrimoine bâti en bois aussi unique que précieux.

Les jeunes sont nombreux, à circuler entre les machines des ateliers Aubert-Labensat, à Coutances. Beaucoup de regards curieux et de questions aux responsables du site. Des machines dernier cri côtoient des huisseries fatiguées ou d’immenses portes cochères usées par le temps. C’est que la restauration du patrimoine est au cœur de l’activité d’Aubert-Labensat, « entreprise du patrimoine vivant » qui œuvre dans la région depuis 130 ans. Ses 50 collaborateurs et son savoir-faire exceptionnel lui permettent d’intervenir sur les plus beaux chantiers de France, en Normandie, à Versailles, à Notre-Dame-de-Paris… De quoi faire rêver les étudiants en bac pro des établissements de formation venus de toute la Manche : lycée Edmond Doucet de Cherbourg, lycée Thomas Pesquet de Coutances, CFA du bâtiment de Coutances.

Avec les professionnels de la filière forêt-bois, également conviés à cette journée, les jeunes ont ensuite découvert un chantier de grande ampleur : la réfection de plusieurs bâtiments du Haras national de Saint-Lô, partis en flamme quelques semaines après Notre-Dame-de-Paris en 2019. La charpente de l’une des deux écuries a été partiellement refaite et partiellement rénovée, pour les parties qui ont pu être sauvées, par l’entreprise Cruard. Alors que la couverture est désormais achevée, le second bâtiment touché est encore à ciel ouvert. Ce chantier illustre bien la nécessité de continuer à former menuisiers et charpentiers aux techniques anciennes, pour protéger et entretenir un patrimoine précieux pour les générations à venir. Gageons que ces visites auront attisé la vocation de quelques-uns des 70 jeunes présents.